
Méthodes directes en calcul des variations,
quasiconvexité
par Sylvie Benzoni
Résumé : De façon
générale le calcul des variations vise à
minimiser des fonctionnelles de type intégrale
dépendant d'une certaine fonction que l'on cherche à
caractériser. Ce type de problème remonte à
Bernoulli, Jacques 1er (1654-1705) qui résolut en 1696 le
problème de la courbe brachystochrone. En 1744, Euler
(1707-1783) donna une première condition nécessaire
générale dans le cas unidimensionnel, à savoir
l'équation qui porte aujourd'hui son nom. Il est ainsi
à la base de la méthode classique, à
laquelle contribuèrent ensuite Lagrange (1736-1813), Legendre
(1752-1833), Jacobi (1804-1851), Hamilton (1805-1865), Weierstrass
(1815-1897) et Riemann (1826-1866). Ce dernier énonça
notamment un principe concernant l'intégrale de Dirichlet
(1805-1859) : elle atteindrait son minimum en une unique fonction
harmonique. En fait il fallut attendre l'introduction des
méthodes directes par Hilbert (1862-1943) et Lebesgue
(1875-1941) pour établir rigoureusement ce principe. Ces
méthodes furent ensuite appliquées intensivement par
Tonelli. Elles suscitent encore aujourd'hui beaucoup
d'intérêt, notamment pour étudier des
problèmes d'élasticité non-linéaire.
Toute solution régulière du problème de
minimisation doit satisfaire un système d'Equations aux
Dérivées Partielles. Indépendamment de la
question de l'existence de solutions à un tel système
d'E.D.P, une telle méthode n'est pas très sûre:
d'une part elle suppose a priori une propriété de
régularité de la solution et, surtout, elle ne permet
pas de décider si le point critique ainsi trouvé est
effectivement un minimum. Ceci tend à montrer
l'intérêt des méthodes directes que
décrivons dans cet article.
© patrick
iglesias
1998